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Face aux crises et aux scandales réguliers du secteur agricole, les consommateurs français sont de plus de plus nombreux à modifier en profondeur leurs comportements d'achat dans les rayons alimentaires. Bienfaits santé, volonté d'authenticité, recherche de transparence et souci de l'environnement constituent leurs principales motivations. Découvrez les 5 tendances incontournables de l'industrie.

Le bio, démocratisé par des consommateurs à la recherche d'authenticité

Avec une progression annuelle de ses ventes en France de 14 % en moyenne depuis 2005, le bio constitue l'évolution la plus marquante d'un consommateur désormais à la recherche de « naturalité ». Il devrait représenter près de 4 % du marché alimentaire hexagonal à l'horizon 2018, s'appuyant sur son image « santé », son respect de l'environnement et ses valeurs éthiques. Sa sortie de la marginalité impacte nettement les marques classiques, qui doivent accentuer leur discours marketing sur l'authenticité. Elle s'accompagne aussi d'un positionnement accéléré des GMS sur les gammes bio distributeurs à petit prix. Véritables produits d'appel, celles-ci visent à compenser le manque à gagner dans l'alimentaire en capturant une clientèle au pouvoir d'achat réputé élevé, notamment pour les loisirs et le high-tech.

Les produits végétariens, l'agro-alimentaire tourné vers l'engagement sociétal

Avec un doublement de leur population en moins de 20 ans pour concerner 1 à 2 millions de personnes, les mouvements végétariens, végétaliens et vegan constituent la principale explication à la diminution régulière de la consommation de viande en France. Ils se veulent une réponse au productivisme croissant dans l'élevage et l'abattage ainsi qu'aux risques de surexploitation des ressources agricoles. Si certains distributeurs leur promettent un destin doré similaire au bio, ces comportements, même marginaux, participent surtout à la demande croissante de transparence et d'implication sociétale adressées aux marques agro-alimentaires. Celles-ci se voient de plus en plus tenues à la cohérence entre leur communication, leurs valeurs et leurs actions réelles. Le digital, avec des outils de dialogue en temps réel comme les chats vidéo ou les applications de remontée d'avis clients, représente un excellent moyen pour rassurer et éduquer les différents publics de consommateurs.

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La redécouverte de l'approvisionnement de proximité

Les exigences de développement durable et de consommation responsable portés par le bio et le végétarisme se manifestent aussi par un resserrement net des circuits d'approvisionnement, de plus en plus courts même pour les hyper et les supermarchés traditionnels. Dans la lignée des mouvements dits « slow food », cette évolution permet au consommateur de s'assurer de la qualité, de l'origine et de la traçabilité des références achetées. Producteurs locaux et points de vente spécialisés l'associent fréquemment à une communication online pour toucher les 18-30 ans, particulièrement sensibles au lien entre alimentation et santé. Les réseaux sociaux, moyen d'échanges privilégié de la génération Y, permettent d'encourager la venue en magasins physiques(Elior, 2015) ou de développer des stratégies « pick and collect » originales comme les « Paniers Primeurs » dans les gares SNCF de la banlieue parisienne.


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Le « free from », un nouveau positionnement pour les marques

Redécouvertes en France lors la promulgation de la loi obligeant à mentionner les ingrédients allergènes dans la composition des produits alimentaires, les références « free from » (« sans » blé, sans arachides, sans lactose...) affichent des taux de croissance impressionnants : le marché du sans gluten a doublé en France entre 2013 et 2014 et pèse plus de 3 milliards d'euros au niveau mondial. Ces gammes permettent aux marques de renouveler leur discours marketing sur la santé alimentaire. Leur proximité avec l'agriculture bio et la diététique les transforme désormais en éléments majeurs du bien-être au quotidien pour tous, justifiant leur positionnement premium. En sus, l'innovation technologique et les capacités de production spécialisées nécessaires pour occuper le marché limitent fortement la concurrence.

Le « fast good »,  pour exploiter la variété du « snacking » à domicile

Tendance lourde de la restauration rapide, le « snacking » impacte désormais les repas pris à domicile : 52 % des Français mangent régulièrement « sur le pouce » chez eux (étude Vitagora / Ipsos, avril 2015). Cette évolution entraîne une forte déstructuration des pauses alimentaires, avec des exigences élevées de praticité et de rapidité de préparation pour les produits composant les repas. Elle s'accompagne aussi d'une attention plus importante du consommateur sur l'équilibre nutritionnel et la qualité gustative de son assiette. Ce « fast good » (« vite et bon ») constitue l'un des principaux leviers des marques agro-alimentaires pour renforcer la personnalisation et la segmentation des gammes. Il autorise la cohabitation de références aussi variées que les « alicaments » à bénéfice santé ou que les boxes individuelles basées sur la cuisine-plaisir.

Et vous, magasins alimentaires, proposez-vous ces différentes tendances :

  • Des produits bio
  • Des produits végétariens ou végétaliens
  • Des produits de votre région, département
  • Des produits sans gluten
  • Des produits rapides à consommer

Entre « naturalité », santé, sécurité et développement durable, les nouvelles tendances agro-alimentaires soulignent l'implication de plus en plus élevée du consommateur dans le choix de sa nourriture. Les principales correspondent à la démocratisation continue du bio, au développement rapide des produits végétariens ou « sans », au raccourcissement des circuits de distribution et à la recherche du « vite et bon ».

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